Cy. L. et M. Vt.
05/03/2008 | Mise à jour : 08:34 |
Bercy prépare des mesures qu'Hervé Novelli devrait annoncer aujourd'hui à l'occasion de la journée de l'entreprise patrimoniale. Crédits photo : Le Figaro
«Un véritable danger menace le tissu industriel familial de province». Tirant la sonnette d'alarme sur les problèmes de transmission d'entreprise qui vont se poser en France dans les prochaines années, le secrétaire d'État aux Entreprises et au Commerce extérieur, Hervé Novelli, prévient : «Si rien n'est fait, on risque le rachat de nos pépites par des fonds ou des groupes étrangers.» Selon une enquête de la Direction générale des entreprises (DGE), réalisée début 2008 par le cabinet KPMG, il existerait en France 25160 entreprises de 20 à 1000 salariés dont l'actionnaire principal est une personne physique. L'étude constate que le taux de reprise par un membre de la famille est de 6% seulement en France, contre 58% en Allemagne… et 72% en Italie ! Pourquoi, en France, un dirigeant a-t-il plus de mal à céder son entreprise à son fils, sa fille ou à son plus proche collaborateur ? À cause de «l'environnement fiscal et financier, mais aussi culturel», répond Hervé Novelli. Pour remédier à ce «délitement», Bercy prépare des mesures qu'Hervé Novelli devrait annoncer aujourd'hui à l'occasion de la journée de l'entreprise patrimoniale organisée par l'Association des moyennes entreprises patrimoniales (Asmep) et la banque suisse LODH. Le premier volet sera fiscal. «Dans la loi Tepa, beaucoup a été fait pour aider le cédant : il faut mettre désormais l'accent sur le repreneur», explique Hervé Novelli. Bercy veut ainsi baisser les droits de mutation qui sont aujourd'hui de 5% pour les SARL et de 1% pour les SA non cotées. En outre, pour aider au financement du rachat des entreprises, Bercy «travaille avec les réseaux bancaires sur un produit financier adapté : Oséo et France Investissement pourraient apporter une garantie et des fonds propres minoritaires», affirme Hervé Novelli, qui veut avec ce produit qui existe déjà en Allemagne pousser les banques à plus de concurrence dans l'aide aux rachats d'entreprise. » PRATIQUE - Des outils pour réduire vos impôts Hervé Novelli, secrétaire d'Etat aux Entreprises, veut baisser les droits de mutation et accroître la déductabilité des intérêts d'emprunts pour les repreneurs.
Un produit financier adapté
La déductibilité des intérêts d'emprunt serait également augmentée pour les héritiers ou managers présents dans l'entreprise depuis au moins cinq ans et souhaitant la racheter. Ces dispositions devraient figurer dans la loi de modernisation de l'économie qui sera présentée au printemps. Elles viendront s'ajouter aux autres mesures déjà annoncées : le lissage des effets de seuil pour les PME, le Small Business Act, le dispositif créant le statut d'entrepreneur individuel ou encore la diminution des délais de paiement. Le coût de toutes ces mesures serait proche du milliard d'euros.
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand a confirmé que le projet de loi sur l'intéressement, qui concernera principalement les petites entreprises, est en préparation et sera présenté devant le Parlement avant l'été.
"L'intéressement est une mesure qui vise à associer les salariés aux résultats ou performances de l'entreprise, en leur versant une prime. Ce procédé, facultatif, pourrait être mis en place dans toutes les entreprises, et concernerait tous les salariés", assure le ministre du Travail avant d'ajouter que la loi comporterait des avantages fiscaux pour inciter les employeurs à mettre en place ce système.
Ensuite, il a ajouté que "la logique de l'intéressement, cela signifie concrètement un 13e mois ou parfois un 14e mois quand l'entreprise réussit", ce qui laisse penser que toute somme allouée d'environ 1.000 euros par an sera exonérée de charges sociales et fiscales.
"Ce que nous voulons, c'est que les salariés profitent des réussites de l'entreprise. Nous voulons qu'il y ait une meilleure répartition de la rémunération du capital des actionnaires et des salariés", a poursuivi M. Bertrand, selon un communiqué de Matignon qui soutient cette réforme.
04/03/2008 | Mise à jour : 08:29 |
Plus rien ne semble brider les ambitions de la «voiture du peuple» à la française.
Bonne ou mauvaise nouvelle pour Renault ? Les ventes de Logan en France ont progressé de 83% au mois de février, portées par le succès du break. Certes, les ventes de Dacia (marque sous laquelle RENAULT commercialise les Logan en France) n'atteignent «que» 4000 exemplaires par mois. Mais c'est considérable pour une voiture qui ne devait pas être commercialisée en France, puis dont le groupe pensait limiter les ventes à 10000 par an. Désormais, plus rien ne semble brider les ambitions de la «voiture du peuple» à la française, qui s'offre même des publicités sur les chaînes de télévision nationales.
Bonne nouvelle, donc, pour Renault, qui a prévu de vendre 800000 voitures de plus dans le monde entre 2006 et 2009… mais à condition que les marges soient au rendez-vous. L'objectif fixé par Carlos Ghosn est ambitieux : 6% l'année prochaine.
En février, les ventes de la marque Renault ont progressé de 16% (après deux années en creux) tandis que celles de Citroën et de Peugeot augmentaient respectivement de 11% et 13%. Le marché français (+11% dans son ensemble) profite de la mise en place de l'écopastille et de l'arrivée de nombreux nouveaux modèles.
Les sociétés Eolfi (détenue à 50% par Veolia Environnement) et Siemens Energy ont conclu un contrat pour la construction d’un parc d’éoliennes d’une puissance totale de 41 mégawatts. Situé à 30 kilomètres au nord de Troyes, le parc aux 18 éoliennes sera baptisé «Les grandes chapelles».
Baptisé «Les grandes chapelles», ce parc comptera 18 éoliennes d'une puissance de 2,3 mégawatts chacune. Celles-ci seront mises en service en février 2009. Il s’agira alors du «plus puissant parc éolien installé par Siemens en France», selon un communiqué commun aux deux groupes.
Selon ces derniers, «chacune des 18 éoliennes installées sera montée sur un mât de 80 mètres et possédera une envergure de rotor de 93 mètres. Chaque éolienne produira à elle seule plus de 6 millions de kWh par an. Le parc permettra ainsi d’alimenter plus de 30.000 foyers en électricité».
Il s'agit d'un contrat «clé en main» dans le sens où Siemens s’est vu confier la construction, l'installation et la maintenance des éoliennes pour lesquelles Eolfi sera propriétaire et exploitant.
Un musée consacré au Bâtiment vient d’être inauguré dans le 9ème arrondissement de Lyon. Des vieux outils de métallerie, des anciens objets de plomberie ou encore de maçonnerie, tout est réuni pour soulever la curiosité, notamment des plus jeunes. Visite et explication avec Patrick Gay, secrétaire général de la Capeb Rhône, qui soutient le projet.
Récemment inauguré, ce lieu expose sur 150 m2 des outils, des objets, des ouvrages, des articles… témoins du passé et de l’évolution de l’artisanat : «c’est la mémoire du secteur du bâtiment que nous voulons mettre en valeur. Tout est lié au fil du temps. Nous ne pouvons pas comprendre l’avenir sans comprendre le passé.», explique Patrick Gay, secrétaire général de la Capeb Rhône.
Une initiative de retraités
Mais d’où est venue l’idée de créer un musée de l’artisanat du Bâtiment ? «Il s’agit d’une initiative d’un groupe de retraités d’artisans. En parlant, tous se sont rendus compte qu’ils avaient conservé au fond de leurs entrepôts du matériel ancien et ils trouvaient dommage que cela parte à la benne», souligne Patrick Gay. Ces seniors ont donc décidé de nettoyer, réhabiliter, remettre en état leurs outils afin de les exposer. Au fur et à mesure, la collection s’est étoffée pour atteindre 1.100 pièces. Au final, environ 900 objets ont été sélectionnés «les plus spectaculaires mais aussi les plus significatifs et les plus proche de la vie courante de l’époque afin de voyager dans l’histoire», insiste Patrick Gay.
Un lieu d’histoire pour les jeunes
Et si ce lieu retrace l’histoire de l’artisanat, il a également vocation de séduire les jeunes : «nous ouvrons principalement nos portes aux jeunes en formation dans le bâtiment pour leur faire découvrir les métiers mais également aux collégiens et aux lycéens. A travers l’évolution des objets, on essaie de démystifier l’aspect pénible lié à notre secteur», indique Patrick Gay. Quant à l’avenir du musée, il semble bien défini : «il faut qu’il soit le plus vivant possible. C’est pourquoi on va faire tourner les pièces. D’autant plus que les artisans, motivés, sont toujours aussi nombreux à nous apporter leurs objets !», conclut le secrétaire général de la Capeb du Rhône.
Musée Capeb Rhône, 59, rue de Saint-Cyr, Lyon.
Visite du musée, en cliquant ici
http://www.batiactu.com/data/26022008/26022008-183819.html

