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Mercredi 24 Octobre 2007
Nicolas Sarkozy avec le président du Parlement marocain, Mustapha Mansouri. La volonté du chef de l'état français de renouveler le lien entre les deux pays a séduit les élus du royaume.
 Eric Feberberg / AFP.
De nos envoyés spéciaux à Tanger BRUNO JEUDY et THIERRY OBERLÉ.
 Publié le 24 octobre 2007
Actualisé le 24 octobre 2007 : 08h20
 

Sans sous-estimer les difficultés, le président de la République ambitionne de réunir l'an prochain en France tous les chefs d'État des pays riverains.

 
IL Y AVAIT eu l'appel du général de Gaulle à Brazzaville, voici l'appel de Tanger de Nicolas Sarkozy. Plaidant pour une révolution des mentalités, le président de la République a exhorté hier les peuples de Méditerranée, de Gibraltar à Tel-Aviv, d'Istanbul à Marseille, de Tripoli à Rome, à s'unir dans un même ensemble politique. « Il n'est plus temps de parler mais de passer à la politique et construire pour jeter les bases d'une union entre les pays de la Méditerranée », a affirmé Nicolas Sarkozy au deuxième jour de sa visite au Maroc.
 
« Ce qui se joue là est décisif pour l'avenir de l'humanité. C'est un grand rêve capable de soulever le monde. C'est ici que se décidera si les religions se feront la plus terrible des guerres, » a-t-il prophétisé dans un propos truffé de références historiques, de l'Inquisition au colonialisme en passant par la Grèce antique. Il a comparé son rêve de réconciliation des rives de la Méditerranée à celui qu'ont eu les pères fondateurs de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale. Un rêve qu'il veut rendre « irréversible » et qu'il présente comme une « rupture » par rapport aux comportements et aux modes de penser qui prévalent. L'Europe avait commencé par le charbon. Lui veut que l'Union méditerranéenne démarre « avec le développement durable, l'énergie et l'eau ».
 
À Tanger, la ville du détroit de Gibraltar distante de quinze kilomètres à peine de l'Europe, le chef de l'État a fixé le cadre de l'Union, véritable utopie qu'il veut voir surgir en 2008. Il a invité tous les chefs d'État des pays riverains à se réunir en France l'an prochain pour jeter les bases d'une « égalité stricte entre tous les États ». L'Élysée a nommé un ambassadeur chargé de l'organisation. Mais le véritable concepteur du rêve sarkozyste n'est autre qu'Henri Guaino, la plume du président qui sera le représentant officiel de la France auprès des pays de la région. Selon Guaino, la réunion devrait se tenir à Paris ou à Marseille. Le roi Mohammed VI a déjà donné son accord de principe pour y assister.
 
« L'islam est aussi une partie de la France »
 
Fort de la réussite du minitraité européen qu'il a parrainé, le président français entend pousser son avantage, sans garantie de succès sur ce front. « On ne peut pas entreprendre quelque chose d'aussi important en fonction de son seul degré de réussite, » a-t-il expliqué après son discours.
 
Nicolas Sarkozy s'est appliqué aussi à dépoussiérer la relation franco-marocaine. Lors de son étape à Rabat hier, il s'est fait devant le Parlement le chantre du « Maroc en mouvement ». « Le Maroc a changé plus que nous l'avions pensé. Ce Maroc nouveau nous l'avons compris, nous voulons l'accompagner », a lancé le président. Sa volonté de renouveler le lien entre les deux pays a manifestement séduit les élus du royaume. « Jacques Chirac avait un style classique, son successeur est plus direct et plus franc », s'est réjoui Moustapha Mansouri, le président du Parlement.
 
Nicolas Sarkozy a évoqué longuement sa vision de la religion musulmane. « L'islam ne me fait pas peur. N'en déplaise à quelques-uns que je combats, l'islam est aussi une partie de la France, » a-t-il expliqué avant de se tourner vers Rachida Dati, « la ministre de la Justice française, d'origine marocaine, qui m'accompagne ». Récusant tout amalgame entre islam et islamisme, le président a érigé la diversité en « idée d'avenir ».
 
Au sujet de l'immigration entre l'Afrique et l'Europe, le chef de l'État a annoncé son intention d'organiser l'an prochain une nouvelle conférence euro-africaine, après celle tenue à Rabat en 2006.
 
Le président s'est offert un bain de foule à Rabat, un passage éclair sur le chantier de l'embouchure du Bouregreg et une escale au nouveau port de Tanger. Sarkozy, qui a annulé avant-hier une rencontre avec le nouveau premier ministre, Abbas al-Fassi, a retrouvé hier soir le roi pour un dîner officiel à Marrakech. Une occasion pour les deux hommes d'afficher leur cordialité.
 
 
 
 
publié par Didier COYTTE dans: Ca m'intéresse
Mardi 23 Octobre 2007
Denis Gautier-Sauvagnac, président de l'UIMM.
Bouchon/Le Figaro.
 
BÉATRICE TAUPIN.
 Publié le 23 octobre 2007
Actualisé le 23 octobre 2007 : 07h58
 

Riche, le patronat de la métallurgie a conservé des pratiques archaïques. Tout le monde a fermé les yeux, peut-être parcequ'il a irrigué tout le monde.

 
C'EST « la face sombre des relations sociales » : cet observateur averti n'y va pas par quatre chemins, c'est un secret de Polichinelle, cela fait belle lurette que les fédérations patronales financent les syndicats. Ancien président du CNPF, Yvon Gattaz confirme : « C'est une tradition depuis 120 ans, puisque la loi de 1884 a été créée pour cela. C'était la règle des lessiveuses : les patrons mettaient leurs billets dedans pour les syndicats. » Et, explique-t-il, c'est pour faire la démonstration « par l'absurde » que cette loi était complètement dépassée et qu'il « fallait tout changer » que, en 1995, il a créé l'Asmep (Association des moyennes entreprises patrimoniales) sous l'égide de la loi de 1884, tout en exigeant un expert-comptable extérieur et un commissaire aux comptes.
 
Douze ans ont passé, mais les partenaires sociaux comme les politiques, droite et gauche confondues, ont apparemment continué de fermer les yeux. L'affaire de l'UIMM, l'Union des industries et métiers de la métallurgie, et de ses caisses noires, relance la question. Et cette fois pour de bon. Vingt ans après la première loi sur le financement des partis politiques, tout le monde semble enfin prêt à changer d'époque et à imposer la transparence dans les comptes des organisations syndicales et professionnelles.
 
Après l'omerta des premières semaines, les faits sont reconnus par les responsables de l'UIMM qui font chorus avec l'actuel président, Denis Gautier-Sauvagnac, lequel s'est coulé dans un système historique, sans songer à le défaire. Et si les langues commencent à se délier sur les pratiques, c'est le plus souvent « off ». Ainsi cet ancien responsable patronal : « Tout le monde est très au courant et très informé. S'il doit y avoir une opération»mains propres*, cela ne s'arrêtera pas à l'UIMM. Les Medef locaux n'ont plus d'argent parce que les grandes entreprises préfèrent cotiser aux fédérations professionnelles. Les pompes à finance, c'est la formation et la médecine du travail. »
 
Les cotisations des entreprises aux organismes de formation ou à la médecine du travail, qui sont obligatoires mais devraient exclusivement servir à la formation ou à la santé des salariés, servent aussi à payer les installations de tel ou tel Medef local, à rémunérer tel ou tel dirigeant, secrétaire ou chauffeur au service d'une organisation, syndicale ou patronale : les organismes de formation sont en effet paritaires et, depuis la réforme de 2004, les conseils des organismes de médecine du travail sont pour un tiers composés de syndicalistes. Voilà deux des réseaux principaux de « flux réguliers de fuites d'argent », la formation en tête.
 
Et quand on se souvient à quel point l'UIMM s'est battue à l'été 1995 pour garder la maîtrise totale de la formation dans la métallurgie, on peut tout imaginer. Petit rappel : un accord interprofessionnel entre le CNPF de l'époque et les syndicats imposait de reverser au niveau interprofessionnel, donc au CNPF, 30 % des fonds collectés par les fédérations. L'UIMM y était opposée et voulait demeurer « l'interlocuteur majeur et incontournable des entreprises » dans le domaine de la formation. Elle a donc rédigé, comme cela se fait souvent lorsque l'on a de bons juristes, un amendement vidant l'accord interprofessionnel de sa substance, défendu avec succès par des parlementaires de la majorité RPR de l'époque à qui, dit-on, l'UIMM aurait versé une jolie obole en signe de remerciement. Cette pratique a-t-elle encore cours ? Le leader de la CFDT, François Chérèque, qui ne décolère pas de voir les syndicats mis en accusation, pose la question.
 
Des bâtons dans les roues
 
Plus que d'autres fédérations patronales, parce qu'elle a une histoire centenaire et qu'elle rend des services de qualité à ses adhérents, en particulier sur les questions sociales et juridiques, l'UIMM est riche et puissante. « Cela fait plus d'un siècle que la métallurgie est régulatrice d'un certain nombre de choses », explique pudiquement un ex-responsable patronal. Tout le monde sous-estime à quel point le Medef est faible en comparaison de l'UIMM : les bras de fer sur toutes les questions de pouvoir sont invraisemblables. » Y compris pour des choses qui paraîtront anodines au commun des mortels - une place au Conseil économique et social, par exemple. D'Yvon Gattaz à Ernest-Antoine Seillière, les prédécesseurs de Laurence Parisot qui se sont efforcés de faire entrer l'éthique au CNPF - « Je me suis battu pendant cinq ans dans l'ironie générale. On me traitait de boy-scout », raconte Gattaz -, puis la certification des comptes (François Perigot), puis la suppression des enveloppes en liquide et des statuts plus modernes transformant le vieux CNPF en Medef (Seillière-Kessler) constatent que l'UIMM n'a pas suivi et a parfois mis des bâtons dans les roues. Mais les mêmes admettent qu'ils n'ont pas cherché à savoir ce qui s'y passait, pas plus d'ailleurs que dans les autres fédérations. « J'appuie tout à fait Laurence Parisot d'exiger la transparence à tous les adhérents, nous a confié Yvon Gattaz. Je regrette de ne pas l'avoir fait moi-même. Il faut changer cette loi de 1884, compréhensible au XIXe siècle quand il s'agissait de favoriser la naissance des syndicats, intolérable aujourd'hui. »
 
À l'UIMM, il y a manifestement différentes sortes de cotisations. Il y a d'abord les cotisations annuelles classiques que versent les entreprises de la métallurgie mais aussi des entreprises extérieures au secteur, simplement pour bénéficier de ses précieux dossiers et conseils de droit social. Ces cotisations-là, si l'on suit l'ancien président de l'UIMM, Daniel Dewavrin, n'alimenteraient pas les caisses noires au coeur de l'enquête. Elles constituent le budget annuel de fonctionnement, quelque 15 millions dont l'éventuel reliquat annuel vient gonfler la trésorerie. Il y a surtout, au centre des soupçons, le fameux trésor de guerre dont l'origine remonte aux grandes grèves de 1936 et 1948, et qui a été réactivé après 1968 : une cotisation volontaire qui fonctionne comme une assurance pour aider les patrons à tenir et couvrir les dommages financiers en cas de conflit lourd, ou « pour mettre de l'huile dans les rouages et prévenir ces grèves », rapporte un ancien responsable patronal. Institutionnalisé dans l'Epim - Entraide pour les industries métallurgiques -, créée en 1972, ce fonds a eu jusqu'à 1800 cotisants mais n'en aurait plus aujourd'hui qu'une centaine. En trente-cinq ans, il aurait reçu 290 millions de cotisations et versé 170 millions de prestations. « Très vite, le produit des cotisations est devenu supérieur aux sommes restituées », confirme notre homme, puisque ce solde, dûment placé, est aujourd'hui valorisé à près de 600 millions ! C'est de ce fonds que proviendraient les retraits en liquide, seul moyen de ne pas laisser de trace auprès des destinataires, soucieux de leur anonymat... Et puis, explique-t-il encore, « certaines grandes entreprises affiliées payaient une surcotisation particulière à l'UIMM en échange de quoi elles recevaient du cash pour rémunérer certaines choses, faire émerger des syndicats maison ou remercier des politiques ». Cela existe-t-il encore ? Sans doute, même si personne n'en parle.
 
« Le bal des hypocrites »
 
« On est en train de découvrir l'équivalent des fonds secrets en politique supprimés dans les années 2000, observe un bon connaisseur des organisations sociales et patronales. C'est le bal des hypocrites. Dans le privé, les syndicats ont 5 % d'adhérents et ils mènent parfois grand train. L'argent vient forcément de quelque part. Tous les grands de l'industrie française ont cautionné ce système sans trop se poser de questions sur la manière dont cela fonctionnait concrètement. » Et, d'évidence, beaucoup ont été surpris par le volume des fonds et le modus operandi, « d'une naïveté insensée après ce qui s'est passé pour les partis politiques ». En réalité, explique un autre, « l'UIMM se sentait à l'abri parce que ses fonds irriguaient tout le monde ». Mais tout le monde convient désormais qu'il faut changer les pratiques et réformer la loi de 1884, UIMM comprise. Une belle unité... tardive.
 
 
 
 
publié par Didier COYTTE dans: Ca m'intéresse
Lundi 22 Octobre 2007

L’ONG américaine Blacksmith Institute vient de dévoiler la liste des sites les plus pollués du monde. Zinc, dioxyde de soufre… les causes de contamination sont variées. Conséquence : des populations locales touchées par de véritables catastrophes sanitaires. Découvrez les 10 sites les plus pollués en images.

Du Pérou à la Russie, le nouveau classement des sites les plus pollués de la planète, révélé par Blacksmith Institute, n’épargne aucun continent.

L’activité minière et métallurgique est la principale raison de pollution grave puisque les différents groupes de ces secteurs rejettent de nombreuses substances toxiques. Conséquences : une population locale touchée par d’importantes difficultés sanitaires et de nombreux problèmes de santé : «la réalité des faits, c’est que les enfants sont malades et meurent dans ces lieux polluées. Et a chaque cas, on doit trouver des solutions différentes», explique Richard Fuller, directeur de Blacksmith Institute avant d’ajouter : «cette année, on a beaucoup plus entendu parler des problèmes de pollution dans les médias mais il y a eu très peu d’action. Il faut vraiment avancer sur ces sujets et mettre en place des programmes».

Une majorité de sites pollués en Asie
La majorité des sites pollués se trouvent en Asie, notamment en Chine, en Inde, et en Russie. Les régions épargnées sont celles du Moyen-Orient et de l’Océanie. Parmi les nouveaux sites recensés dans le Top 10 du Blacksmith Institute, on trouve Tianying en Chine, qui produit massivement du plomb. Un matériau qui provoque des troubles intellectuels chez l’enfant, souligne le rapport. De même, pour Vapi en Inde, qui est une région envahie par l’industrie. Au total, plus d’une cinquantaine de sites polluent le sol et les eaux avec des pesticides, du mercure, du plomb. Autre nouveau site à faire partie des lieux les plus contaminés de la planète : Sumgayit en Azerbaïdjan. Ce sont les métaux lourds et l’industrie chimiques qui sont les principales causes de pollution dans cette région. Ainsi, le taux de cancer de Sumgayit est de 22 à 51% plus élevé que la moyenne nationale, indique le rapport. Les mutations génétiques et les déformations de naissance sont courantes dans la région.

Découvrez le classement des 10 sites les plus pollués, en cliquant ici

Top 10 des sites les plus pollués du monde

Sumgayit, Azerbaïdjan
Linfen, Chine
Tianying, Chine
Sukinda, Inde
Vapi, Inde
La Oroya, Pérou
Dzerzhinsk, Russie
Norilsk, Russie
Chernobyl, Ukraine
Kabwe, Zambie

Source : Blacksmith Institute




Céline Galoffre

19/10/2007

http://www.batiactu.com/data/19102007/19102007-180027.html

publié par Didier COYTTE dans: Ca m'intéresse
Vendredi 19 Octobre 2007

La société franco-marocaine "Bladiphone" est partie récemment à la conquête des communications entre la France et le Maroc en mettant à la disposition de ses clients "Bladibox", un petit boîtier de voix sur IP à connecter à leur ligne téléphonique et à leur modem, une ligne dotée d'un numéro d'appel marocain utilisable depuis leur domicile grâce à la puissance d'Internet.

Née de l'alliance entre "Wana", opérateur de téléphonie fixe au Maroc, et "Phone Systems & Network", entreprise française leader de la téléphonie sur Internet avec près de 200.000 utilisateurs, "Bladiphone" a signé ses premiers contrats la semaine dernière. Selon les responsables de la société, l'offre est "attractive en matière de prix comme de qualité des connexions".

L'abonnement "Bladi Access Maroc" à 4,90 euros mensuels (55 DH) permet par exemple d'appeler un fixe marocain pour 15 centimes d'euro la minute en bénéficiant d'une facturation à la seconde et pour 25 centimes par minute quand il s'agit d'un mobile, ajoutent-ils. "Bladiphone" vise les 100.000 abonnés d'ici un an et souhaite s'attaquer ensuite à d'autres pays tels la Tunisie, l'Algérie ou le Sénégal.


Source: MAP

http://www.yabiladi.com/article-economie-1379.html

publié par Didier COYTTE dans: Ca m'intéresse
Vendredi 19 Octobre 2007
La Singapore Airlines vient de révéler les intérieurs du premier A380 d'Airbus. Visite en images de la classe éco aux suites de luxe. Voir http://www.linternaute.com/savoir/l-interieur-de-l-a380/avant-premiere-embarquez-a-bord-de-l-a380.shtml
publié par Didier COYTTE dans: Ca m'intéresse
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