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Jeudi 27 Mars 2008
au Festival de Romans:http://www.festivalderomans.com/festival_de_romans/participants/
publié par Didier COYTTE dans: CV
Jeudi 27 Mars 2008

Invitée à s'exprimer sur l'optimisme, elle dit:

L'optimisme c'est :

 

-         le souvenir des bons moments passés ensemble

 

-         la confiance en notre présent envers et contre tous et tout

 

-         l’espoir d’un avenir plus serein pour nous

 

Je partage son optimisme....

publié par Didier COYTTE dans: Ca m'intéresse
Mardi 18 Mars 2008

Ses yeux noisette sourient souvent mais elle mérite son surnom. La Dame d'acier a un caractère bien trempé. C'est ce qui plaît à ces messieurs du patronat italien. Ils en feront leur chef suprême le 21 mai, lors de l'assemblée générale de la Confindustria, le Medef italien. Ce sera une élection sans suspense, avec un score soviétique.

Emma Marcegaglia, 42 ans, directrice générale du groupe Marcegaglia, numéro un européen de la transformation de l'acier, a été désignée par le comité directeur, jeudi 13 mars, candidate unique à la succession de Luca Cordero Di Montezemolo.

 

Au lieu de l'habituelle campagne électorale qui agite tous les quatre ans l'organisation patronale, il y aura, ce printemps, un simple passage de témoin entre le président sortant et sa vice-présidente. Les trois sages chargés de sonder, ces derniers mois, les milliers de patrons de la Péninsule, sont revenus avec un consensus de 95 % sur le nom d'Emma Marcegaglia. "C'est l'adhésion la plus élevée jamais enregistrée", souligne-t-on à la Confindustria. Après un siècle d'existence avec 26 hommes à sa tête, la vénérable institution devra s'habituer à dire "Madame la présidente".

Emma Marcegaglia a le visage rassurant de la continuité, mais elle symbolise aussi la réconciliation d'un patronat qui s'est déchiré, il y a deux ans, en pleine campagne électorale : d'un côté, les partisans de Silvio Berlusconi, petits patrons du Nord, de l'autre, la direction de la Confindustria qui critiquait vertement le gouvernement. "Je saurai me faire l'interprète de ces patrons du Nord qui ont manifesté leur inquiétude à l'époque. Je les comprends, je suis l'un d'eux", dit-elle.

La saga industrielle des Marcegaglia est typique de ce capitalisme familial qui a fait le miracle italien. Une aventure artisanale née en 1959 au fond d'un atelier, à Gazoldo degli Ippoliti, un patelin de la région de Mantoue. Avec trois sous en poche, Steno, le père d'Emma, se lance dans la fabrication de guides métalliques pour stores.

Aujourd'hui, le groupe transforme 5 millions de tonnes d'acier par an, pour en faire des tuyaux, du serpentin de refroidissement pour réfrigérateurs jusqu'au pipeline géant. C'est une multinationale qui pèse 4,2 milliards de chiffre d'affaires, emploie 6 500 personnes dans 47 sites de production en Italie et dans le monde. "Nous allons ouvrir une nouvelle unité en Chine, en octobre", précise la future patronne des patrons.

Depuis son vaste bureau au design dépouillé, elle regarde les immenses bâtiments industriels qui ont poussé dans la campagne de Gazoldo, sur cette terre naguère monopolisée par la culture du melon. Marcegaglia emploie 1 000 ouvriers dans ce village de 2 500 habitants. 300 employés pointent au siège, sobre parallélépipède de marbre sombre et de verre, construit en 2001. Tout a changé et rien n'a changé pour Emma.

Petite fille, elle jouait dans les ateliers, le samedi après-midi. "J'ai grandi dans l'acier, j'ai toujours respiré cet air-là", dit-elle. Diplômée de l'université Bocconi de Milan, lestée d'un mastère en business administration obtenu à New York, c'est "tout naturellement" qu'elle rejoint l'entreprise familiale à 23 ans. Depuis quelque temps déjà, elle avait renoncé à son rêve d'adolescente de mener une carrière de danseuse. La gestionnaire néophyte se fait les dents en redressant les comptes d'un complexe touristique que son père a acquis dans la lagune de Venise. Mais la jeune femme est déjà associée aux grandes décisions stratégiques, notamment au cours des conseils d'administration qui réunissent l'état-major de Gruppo Marcegaglia... autour de la table de la cuisine familiale.

Vingt ans plus tard, la composition du capital n'a pas changé : papa, maman, Emma et son frère Antonio possèdent 100 % des parts. Les rites et la devise familiale non plus - "Des entrepreneurs pauvres dans une entreprise riche". Si Emma a déménagé à Mantoue depuis son mariage, fin 2001, son frère habite toujours à Gazoldo : "Je dors souvent ici, précise-t-elle dans un éclat de rire. Le petit déjeuner reste un moment privilégié pour se retrouver tous et parler de travail." La famille partage la même vision de l'entreprise : "Nous avons l'obsession de la croissance", résume la jeune femme.

Le chiffre d'affaires progresse de 20 % par an depuis cinq ans. Depuis toujours, la totalité des bénéfices est réinvestie. Un modèle de développement pour une Italie en crise économique ? "Un exemple parmi tant d'autres de cette industrie saine qui se développe, s'internationalise et n'a pas peur d'affronter la mondialisation, rectifie la future présidente des patrons. C'est cela que je voudrais incarner avec la Confindustria." Elle s'efforce d'énumérer les quelques signes encourageants dans une économie nationale morose : "Les exportations ont augmenté de 11 % en 2007, preuve qu'il y a de la place pour le "made in Italy", à condition de miser sur la recherche, l'innovation, la valeur ajoutée."

Au moment de prendre les rênes du patronat, Emma Marcegaglia n'a qu'une inquiétude, les cadences infernales de sa nouvelle vie : "Aurai-je suffisamment de temps de m'occuper de la chose la plus importante pour moi, ma fille, Gaia, qui a 5 ans ?" Elle tire des plans sur la comète : deux jours pour l'entreprise, trois pour la Confindustria. "Je veux croire que j'arriverai à tout concilier", dit-elle. C'est une difficulté que rencontrent beaucoup d'Italiennes, dont la présence dans le monde du travail est l'une des plus faibles d'Europe. La quadragénaire avoue que, hors de l'entreprise paternelle, il lui aurait été difficile d'atteindre son niveau de responsabilité. Pourtant, elle n'est pas favorable aux quotas de femmes : "Je préférerais une réforme du système social pour aider les femmes à s'insérer dans le milieu professionnel."

La future présidente se concentrera sur quelques objectifs et déléguera le reste. Elle a l'avantage de bien connaître les rouages de l'organisation patronale. En 1996, à 31 ans, elle a été la première femme à présider les jeunes entrepreneurs. Vice-présidente pour les questions européennes de 2000 à 2002, elle a démissionné en raison de son désaccord avec la direction de l'époque, engagée dans un violent conflit avec les partenaires sociaux.

En 2004, elle a soutenu l'élection de Luca Di Montezemolo, qui a apaisé les relations. Mais le temps est venu, pense-t-elle, de donner une vigueur nouvelle aux rapports avec les syndicats : "Ils ne peuvent pas bloquer éternellement les fortes innovations dont le pays a cruellement besoin en matière de productivité et de marché du travail." Une conviction en acier trempé.

Jean-Jacques Bozonnet

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/03/13/emma-marcegaglia-patronne-d-acier_1022464_3234.html

publié par Didier COYTTE dans: Ca m'intéresse
Mercredi 05 Mars 2008
de quelques jours.
publié par Didier COYTTE dans: Ca m'intéresse
Mercredi 05 Mars 2008

Cy. L. et M. Vt.
05/03/2008 | Mise à jour : 08:34 |

Bercy prépare des mesures qu'Hervé Novelli devrait annoncer aujourd'hui à l'occasion de la journée de l'entreprise patrimoniale. Crédits photo : Le Figaro

Hervé Novelli, secrétaire d'Etat aux Entreprises, veut baisser les droits de mutation et accroître la déductabilité des intérêts d'emprunts pour les repreneurs.

«Un véritable danger menace le tissu industriel familial de province». Tirant la sonnette d'alarme sur les problèmes de transmission d'entreprise qui vont se poser en France dans les prochaines années, le secrétaire d'État aux Entreprises et au Commerce extérieur, Hervé Novelli, prévient : «Si rien n'est fait, on risque le rachat de nos pépites par des fonds ou des groupes étrangers.»

Selon une enquête de la Direction générale des entreprises (DGE), réalisée début 2008 par le cabinet KPMG, il existerait en France 25160 entreprises de 20 à 1000 salariés dont l'actionnaire principal est une personne physique. L'étude constate que le taux de reprise par un membre de la famille est de 6% seulement en France, contre 58% en Allemagne… et 72% en Italie !

Pourquoi, en France, un dirigeant a-t-il plus de mal à céder son entreprise à son fils, sa fille ou à son plus proche collaborateur ? À cause de «l'environnement fiscal et financier, mais ­aussi culturel», répond Hervé Novelli.

Pour remédier à ce «délitement», Bercy prépare des mesures qu'Hervé Novelli devrait annoncer aujourd'hui à l'occasion de la journée de l'entreprise patrimoniale organisée par l'Association des moyennes entreprises patrimoniales (Asmep) et la banque suisse LODH.

Le premier volet sera fiscal. «Dans la loi Tepa, beaucoup a été fait pour aider le cédant : il faut mettre désormais l'accent sur le repreneur», explique Hervé Novelli. Bercy veut ainsi baisser les droits de mutation qui sont aujourd'hui de 5% pour les SARL et de 1% pour les SA non cotées.

Un produit financier adapté

La déductibilité des intérêts d'emprunt serait également augmentée pour les héritiers ou managers présents dans l'entreprise depuis au moins cinq ans et souhaitant la racheter. Ces dispositions devraient figurer dans la loi de modernisation de l'économie qui sera présentée au printemps. Elles viendront s'ajouter aux autres mesures déjà annoncées : le lissage des effets de seuil pour les PME, le Small Business Act, le dispositif créant le statut d'entrepreneur individuel ou encore la diminution des délais de paiement. Le coût de toutes ces mesures serait proche du milliard d'euros.

 

En outre, pour aider au financement du rachat des entreprises, Bercy «travaille avec les réseaux bancaires sur un produit financier adapté : Oséo et France Investissement pourraient apporter une garantie et des fonds propres minoritaires», affirme Hervé Novelli, qui veut avec ce produit qui existe déjà en Allemagne pousser les banques à plus de concurrence dans l'aide aux rachats d'entreprise.

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publié par Didier COYTTE dans: Ca m'intéresse
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